Gérer des problèmes adultes – des conseils d’établissement d’un budget pour les millénaristes

Le scénario créé ici n’est qu’à titre indicatif. Foresters ne déclare aucunement que les renseignements ci-inclus sont exacts et n’accepte aucune responsabilité pour les inexactitudes éventuelles qu’ils pourraient contenir. Lesdits renseignements peuvent être changés sans préavis. Foresters ne donne aucun conseil juridique, fiscal ou de planification financière. Les avis ou conseils exprimés ne doivent pas être acceptés comme ceux de Foresters. Veuillez communiquer avec votre conseiller en référence à votre situation personnelle.

Choses qu’il faut savoir

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Emploi : Depuis qu’elle a accédé au marché du travail à 23 ans, Sally a travaillé à trois agences de publicité de petite à moyenne taille. Elle a même pu utiliser à bon escient sa spécialisation en mathématiques en devenant l’experte en analytique de son équipe. Son salaire a graduellement augmenté au cours des trois dernières années, en moyenne de 10 %. Elle espère accéder aux fonctions de chef d’équipe au cours des deux prochaines années, ce qui, suppose-t-elle, lui vaudra une augmentation de salaire substantielle.

 Loisirs : Sally estime être très active. Elle est membre régulière d’un centre de conditionnement et joue aussi toutes les semaines dans une ligue de soccer hebdomadaire. En fin de semaine, elle fréquente des bars et des restaurants (de niveaux de raffinement variés) avec ses amis. Sally adore voyager et essaye en général de faire un voyage intéressant au moins une fois par an.

Confessions financières : En général, Sally est satisfaite de ses compétences de gestion budgétaire, mais se sent un peu coupable d’acheter son repas de midi tous les jours. Elle a également pris l’habitude de dépenser environ 175 $ tous les deux mois quand elle va chez le coiffeur pour se faire couper et colorer les cheveux.

Sally n’a pratiquement rien planifié pour sa retraite. Elle a ouvert un RÉR l’an dernier, mais a rapidement perdu tout intérêt et a arrêté d’y cotiser. Elle cotise régulièrement à son CELI, mais en retire de l’argent chaque année pour ses vacances.

Les chiffres

Salaire : 55 000 $
Revenu mensuel après impôt 3 500 $
Dette d’étudiante 11 000 $
CELI 8,000 $
RÉR 900 $
Autres épargnes 2 000 $

Dépenses mensuelles

Loyer 850 $
Prêt étudiant 220 $
Cotisations CELI 300 $
Services publics 30 $
Frais d’automobile 250 $ 
Téléphone/Internet 100 $
Centre de conditionnement et de sport 90 $
Épicerie 300 $
Repas au restaurant 200 $
Divertissements 350 $
Vêtements, soins de beauté, etc. 250 $
Autres   200 $
Solde restant 360 $

Objectifs et rêves financiers:

  1. Colocataire : elle n’en veut pas – La priorité absolue de Sally est de déménager de son appartement, car elle en a assez de vivre avec sa colocataire. Dans l’idéal, elle aimerait avoir son propre condo à une chambre.
  2. Perte d’intérêt envers sa dette – Sally a commencé, très lentement, à rembourser sa dette d’étudiante. Elle n’est pas pressée de s’en débarrasser, mais aimerait le faire avant qu’elle n’atteigne l’âge de 35 ans, si possible.
  3. Nouvelle année, nouvelle voiture! – Sally conduit la vieille berline de sa mère depuis son départ de l’université et pense qu’elle aimerait louer à long terme quelque chose de neuf et de moins ridicule.
  4. Aventure en Asie! – Sally aimerait partir en voyage en l’Asie pendant un mois avec sa meilleure amie avant leur 30e anniversaire. Elles prévoient que ça leur coûtera au mois 5 000 $ chacune. Il faudrait également qu’elle prenne au moins une semaine de congé sans solde.
  5. Libre à 55 ans? – Sally estime qu’elle pourra prendre sa retraite vers 55 ans (n’est-ce pas que ce que tout le monde fait?), mais n’a rien planifié pour atteindre cet objectif.

La perspective du conseiller

lyn-greer– Avec Lyn Greer, planificatrice financière certifiée

Les renseignements suivants se fondent sur un entretien mené auprès d’une planificatrice financière certifiée. Les avis ou conseils exprimés ne doivent pas être interprétés comme ceux de Foresters.

Q : On dirait que cette situation est un peu différente de celle de Felix, notre étudiant universitaire. Sally semble assez bien gérer son argent. Êtes-vous d’accord?

R : Oui, Sally possède une excellente assise financière. Elle gagne un bon salaire et semble en bonne voie de gagner encore plus à l’avenir. De plus, elle a un surplus dans son budget mensuel, ce qui est très bon signe.

Q : Alors, où voyez-vous des possibilités d’amélioration?

R : Je pense que Sally peut très bien réussir, mais il faut qu’elle consacre son argent à ses objectifs. Elle se trouve également à une période de la vie où l’on doit commencer à accumuler un patrimoine. Je pense qu’elle devrait mettre de côté un minimum de 10 % de son revenu dans des placements à long terme pour sa retraite.

Q : Ces 10 % de son revenu seraient-il calculés avant ou après les impôts?   

R : De préférence, ce serait 10 % de son salaire brut (avant des déductions comme les impôts). Mais je dis toujours aux gens de faire de leur mieux; si cela signifie 10 % de leur revenu net, c’est déjà bien. Ce qui importe c’est de déclencher l’habitude de l’épargne automatique.

Q : Alors en supposant que Sally soit d’accord, où lui recommandez-vous d’investir les 10 % de son revenu?

R : Il lui faut des placements qui résisteront à l’épreuve du temps et lui procureront un rendement acceptable. Je lui recommande d’investir dans un fonds commun.

Q : Question embarrassante… Lyn, qu’est-ce qu’un fonds commun?  

R : Il n’y a aucune raison d’être embarrassé! Nombreux sont ceux qui, au départ, ne comprennent pas certains concepts comme celui des fonds communs.
Voici comment considérer la question : nouvelle investisseuse, Sally ne pourrait qu’acheter une ou deux actions parce que les actions de sociétés de renom peuvent être chères. Ce serait une stratégie risquée parce qu’elle mettrait tous ses œufs dans un même panier. Elle pourrait se faire beaucoup d’argent, ou en perdre beaucoup.

Cependant, un fonds commun est comme « un panier de la ménagère » qui contient un mélange d’actions, d’obligations, de bons du Trésor et même des espèces. Ce qui permet à une personne ordinaire comme Sally d’investir dans un fond commun, c’est que tous ceux qui investissent dans un fonds commun donné mettent leur argent en commun. Il y a des fonds communs créés pour toutes sortes de niveaux de risque, alors Sally pourrait choisir un fonds qui lui convient.

Q : Comment Sally investirait-elle dans un fonds commun?

R : Ce que je suggère c’est qu’elle investisse dans un fonds commun au moyen d’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Bon nombre de personnes pensent qu’il s’agit d’un simple compte d’épargne, mais je pense que ce genre de compte pourrait devenir l’outil de retraite de l’avenir. Au sein de son CELI, Sally pourrait avoir un compte courant pour ses dépenses de vacances, mais également un compte de fonds commun pour son épargne à long terme. De cette façon elle peut aligner ses placements sur ses objectifs.

Q : Quoi d’autre recommandez-vous à Sally?

R : Je lui dirais d’accélérer les remboursements de sa dette d’étudiante. Je sais qu’elle a indiqué un remboursement souhaité d’ici son 35e anniversaire, mais les paiements réguliers de 220 $ pourraient être utilisés pour ses autres objectifs.

Q : Mais où trouverait-elle l’argent pour augmenter ses versements?

R : Eh bien, si elle dépose 300 $ par mois dans son CELI pour les voyages, ça pourrait lui donner plus que ce qu’il lui faut. Elle pourrait consacrer une certaine partie de cette épargne mensuelle au remboursement de sa dette d’étudiante pour la régler plus rapidement. Elle pourrait également utiliser une portion du solde actuel de son CELI pour réduire sa dette immédiatement.

Q : Attendez une minute, que doit-elle choisir : se débarrasser de sa dette étudiant ou investir dans un fonds commun?

R : Eh bien, c’est délicat. Supposons que le taux d’intérêt sur sa dette d’étudiante est de 6 %. Si Sally investissait dans un fonds commun au lieu de rembourser sa dette, ça ne serait logique que si le fonds commun lui rapportait au moins 6 %.
Elle devra sans doute en discuter avec un planificateur financier et faire des calculs. Mais entre le choix de rembourser une dette d’étudiante et investir à long terme, je recommande généralement de faire un peu des deux.

Q : Parlons un peu des objectifs de Sally. Ce voyage d’un mois en Asie est-il possible?

R : Oui, quand il s’agit de choses comme des voyages, je dirais oui, il vaut mieux ne pas avoir de regrets plus tard. Si elle peut se permettre ce voyage, et qu’elle en fait une priorité absolue, elle devrait l’inclure dans sa planification financière.

Q : Une autre priorité de Sally est d’emménager toute seule dans son propre condo. Étant donné la hausse des prix de l’immobilier dans la plupart des grandes villes principales du Canada, l’achat d’un condo est-il réaliste pour Sally?  

R : Je sais que de nos jours c’est dur pour les jeunes d’acheter leur premier logement. Mais si l’on compte vivre quelque part pendant longtemps, faire ce premier pas semblerait justifié.
De plus, si Sally prend cet achat au sérieux, elle devrait investir dans son REEE pour l’aider à épargner le versement initial.

Q : Pouvez-vous nous expliquer comment cela fonctionnerait?

R : Bien sûr. Examinons quelques chiffres. Étant donné que Sally gagne 55 000 $, son taux d’imposition marginal en Ontario est de 31 % (ces taux varient d’une province à l’autre au Canada). Cela signifie que si elle cotise 10 000 $ à son REEE, elle recevra 31 % de ce montant (soit 3 100 $) quand elle fera sa déclaration d’impôt.

En tant qu’acheteuse d’un premier logement, Sally pourra retirer de l’argent de son REEE sans être pénalisée. Si elle décide d’utiliser le Régime d’accession à la propriété pour retirer les 10 000 $ de son REEE, elle aura ce montant plus les 3 100 $ qu’elle pourra utiliser comme versement initial. Elle disposera donc de 13 100 $ au lieu des 10 000 $ de départ. Elle devra reverser les 10 000 $ dans son REEE au cours d’une période de 15 ans.

Q : Avez-vous d’autres conseils sur l’achat d’un logement?   

R : Dès que Sally sera prête à acheter un logement, il faudrait qu’elle demande une pré-autorisation de prêt hypothécaire immédiatement, pour qu’elle puisse bloquer un taux et voir combien il lui sera possible d’emprunter.
Elle pourra conserver ce taux pendant quatre mois. Cela signifie que si les taux des prêts hypothécaires baissent pendant cette période, elle optera pour le meilleur taux, mais s’ils augmentent, elle conservera le taux qu’elle avait bloqué.

Q : C’est le moment de poser la grande question. Sally pense qu’elle pourra prendre sa retraite vers 55 ans. Est-ce que c’est encore faisable de prendre sa retraite à 55 ans?

R : Oh je pense que c’est très réel! Si vous comprenez que les dettes sont une mauvaise chose et que vous dépensez moins que vous ne gagnez, c’est faisable. Surtout si vous n’augmentez pas vos dépenses au même rythme que votre revenu. Beaucoup dépend également de ce que vous comptez dépenser pendant votre retraite. Voulez-vous faire du jardinage ou voyager? Cela dépend du genre de personne que vous êtes. Vous devez alors planifier en conséquence. Sally semble être le genre de personne qui voyage!

Q : Bon, alors parlons de sous! Combien devra-t-elle épargner pour qu’elle puisse y arriver?

R : Chaque situation est différente, mais il y a certains outils que Sally peut utiliser pour l’aider à déterminer ce montant. Par exemple, j’ai un calculateur de retraite sur mon site Web. (Link)

Disons qu’elle a besoin de 40 000 $ par an (en dollars d’aujourd’hui) à dépenser pour chaque année de sa retraite (estimons 40 ans). Avec l’inflation, ces 40 000 $ se transforment en 91 000 $ dont Sally aura besoin chaque année de sa retraite en « dollars futurs ». Cela signifie qu’il lui faudra une épargne de 1,3 millions de dollars si elle veut prendre sa retraire à 55 ans.

Q : Mince alors…

R : Sally dispose de 28 années de travail avant qu’elle n’atteigne 55 ans, et jusqu’à présent elle n’a placé que 900 $ dans son REEE. Cela signifie qu’elle devra épargner 1 500 $ par mois pour qu’elle puisse prendre sa retraite à 55 ans, en comptant sur un taux de rendement de 6 % sur ses placements.

Q : 1 500 $ par mois!? Lyn, vous allez l’effrayer. J’ai cru vous entendre dire que la retraite à 55 ans était possible??

R : On ne sait jamais avec quelqu’un comme Sally, parce que son revenu augmentera pendant les années à venir. C’est pour ça que je dis qu’il est possible de prendre sa retraite à 55 ans. Tout dépend de son potentiel de revenu et de ce qu’elle dépense.

Honnêtement, c’est ça le problème quand on demande quel sera l’âge « magique » auquel quelqu’un pourra prendre sa retraite. Le revenu et les dépenses de Sally changeront constamment au fur et à mesure que sa vie changera. Mais si elle épargne toujours au moins 10 % de son revenu et qu’elle dépense moins qu’elle ne gagne, les choses pourraient bien se présenter pour elle!

Recommandations finales pour Sally:

  1. Accélérer les paiements de sa dette d’étudiante
  2. Commencer à épargner un minimum de 10 % dans les placements à long terme (fonds communs dans un CELI ou REEE)
  3. Continuer à accroître son épargne « d’urgence ». Essayer d’avoir l’équivalent de trois à six mois de dépenses en comptant liquide

La biographie de Lyn : Lyn Greer est une comptable agréée et une planificatrice financière certifiée à Richmond Hill, Ontario. Elle a siégé au conseil consultatif national de l’IPC et a également fait du bénévolat pour le Financial Standards Planning Council. Elle se spécialise dans la planification fiscale globale qui est un élément clé de son approche envers la gestion du patrimoine, ainsi que dans l’analyse des flux de trésorerie, l’épargne disciplinée, l’assurance et la planification successorale. Vous pouvez communiquer avec Lyn ou en apprendre davantage sur le site Web officiel de l’équipe Greer.

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Eric Tyndale

Eric has an extensive background in content marketing and professional writing. He loves to write about personal finance and life insurance issues for the Lifenotes blog because he enjoys the challenge of making complicated topics fun for readers! Eric also covers community outreach initiatives.

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