Pourquoi investir dès que possible dans un REEE

Il est difficile de résister à l’idée de recevoir de l’argent « sans raison ». Il est donc surprenant de savoir que la majorité des parents refusent l’argent que pourrait leur donner le gouvernement chaque année. En effet, les deux tiers des étudiants déclarent ne pas avoir de régime enregistré d’épargne-études (REEE) qui les aiderait à payer leurs études[1].

Au contraire, un REEE constitue pour les parents ayant des enfants en bas âge une occasion en or de commencer à économiser dès aujourd’hui en recevant une aide modeste du gouvernement. Nous allons expliquer les rudiments
du REEE aux personnes qui veulent en ouvrir un.

Qu’est-ce qu’un REEE?

Le REEE est un moyen de placement enregistré auprès du gouvernement du Canada, qui permet d’économiser en vue des études postsecondaires d’un étudiant. Le gouvernement offre un incitatif appelé la Subvention canadienne pour l’épargne-études, qui ajoute un supplément d’au moins 20 % à la cotisation au REEE, à concurrence de 500 $ (pour une cotisation de 2 500 $).
Ce pourcentage est plus élevé pour les familles dont le revenu est inférieur
à 90 563 $. La subvention maximale à vie est de 7 200 $.

Quels en sont les avantages?

Le REEE a pour principal avantage la subvention gouvernementale qu’il octroie chaque année. De plus, les fonds placés dans le REEE peuvent être investis
et peuvent donc avoir des rendements qui le feront croître au fil du temps.

Enfin, vous pouvez aussi différer les impôts que vous paierez sur le rendement de votre régime. En fin de compte, c’est le bénéficiaire (l’étudiant) qui paiera
cet impôt, qui sera nul ou très peu élevé.

Quels en sont les inconvénients?

Si vous n’avez pas commencé à cotiser à un REEE et que votre enfant a plus de 3 ans environ, il sera difficile de vous y mettre. En effet, les règles du REEE stipulent qu’on peut reporter une année de cotisation au maximum. Autrement dit, si votre enfant a maintenant 8 ans, il est impossible de multiplier par huit la cotisation de 2 500 $ (seuil typique pour profiter le plus possible des subventions), de verser cette somme dans le régime et de s’attendre à une subvention colossale. Il faut vous contenter dans ce cas-là d’une cotisation de 5 000 $ et de subventions de 1 000 $. Vous pourrez verser le même montant les années suivantes jusqu’à ce que vous ayez compensé pour toutes les années manquées. C’est pourquoi il est plus facile de commencer lorsque votre enfant est encore jeune.

Veuillez noter que, si une cotisation annuelle de 2 500 $ est celle qui vous permet de tirer le meilleur parti de la générosité du gouvernement, le plafond cumulatif des cotisations s’élève à 50 000 $ par bénéficiaire.

Autres façons d’économiser pour les études de votre enfant

Nous savons que rien ne vaut un don inconditionnel du gouvernement, mais le REEE n’est pas le seul moyen d’économiser pour les études de votre enfant. Voici d’autres options :

  • Le compte d’épargne libre d’impôt, qui a pour avantage d’être exempt d’impôt sur tous les rendements. Il fonctionne comme un compte en banque : vous pouvez retirer des fonds à tout moment, et ce, sans payer aucuns frais.
  • Établissez une fiducie consacrée exclusivement aux études.
  • Financez les études de votre enfant à même votre assurance vie.
    La police d’assurance vie entière que vous souscrivez pourrait détenir
    un volet d’épargne en espèces que vous pouvez accumuler et retirer, selon les modalités de votre contrat.

Comme le dit le proverbe, il n’y a pas de petites économies. En mettant de l’argent de côté chaque année, vous aiderez votre enfant à avoir les moyens nécessaires pour poursuivre des études postsecondaires. Si vous avez peur d’oublier, autorisez un virement automatique d’environ 200 $ par mois dans un REEE. Ainsi, vous pourrez atteindre le seuil annuel de 2 500 $ qui vous donnera droit à la subvention gouvernementale maximale.

En résumé, le REEE est un instrument de choix quand on veut économiser pour les études de ses enfants, et tous les parents – surtout ceux ayant des enfants en bas âge – devraient songer à en ouvrir un, compte tenu de la hausse des frais de scolarité.

Foresters, ses employés et ses représentants en assurance vie ne procurent aucun conseil en matière fiscale, de placements ou de planification financière au nom de Foresters.

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[1] http://www.newswire.ca/news-releases/cibc-poll-canadian-post-secondary-students-will-spend-14000-per-year-and-owe-30000-by-graduation-but-is-it-enough-642324413.html

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Pira Kumarasamy

<p>Pira Kumarasamy is a Toronto-based freelance writer and communications consultant in the financial space. She has a background in economics and enjoys making complex financial topics relatable to the average Canadian. Her areas of interest include financial markets, student loans and real estate. You can reach her on Twitter (@PiraKumarasamy) or LinkedIn.</p>